Fundación para vivir el Zen
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Enseñanza Zen kusen en el Templo La Tierra
2007/06/17

(Español - Français -English)

 

Cuando se invita a dejar el mundo fenomenal, a dejar el mundo de los sentidos, la reacción natural es decir: “bueno, pero todo eso es real, yo lo toco, lo siento, lo veo, cuando tengo dolor es real. Si yo no tengo plata mañana voy a tener problemas, todo eso es real”. ¿Por qué los maestros chinos del Zen dijeron, según las traducciones que nos llegan, que todo este mundo que vemos, sentimos, es vacío, que no tiene realidad? Yo no creo que se haya negado algo de la realidad del mundo fenomenal. Lo que se ha negado es la representación que elaboramos en nuestra mente. Hay algo, inclusive es lo único a lo cual tenemos acceso a través de los sentidos, pero ¿cuál es la parte de lo que inventa nuestra mente, de lo que elabora, y cuál es la parte original, real? Eso es lo que debemos descubrir para ubicarnos de verdad en la realidad tal como es. ¡La realidad tal como es! No la representación de la realidad que tenemos en nuestra mente. Eso es lo que tenemos que descubrir, es a eso que tenemos que volver para no tener una vida “chiviada”, una vida soñada ¿Qué son todos estos movimientos que los mueven? El deseo de poder, el deseo de reconocimiento, el deseo de plata que permite poder. ¿Qué es el concepto de cuerpo, de mente, todo eso es real o no lo es? ¿O es solamente un sistema conceptual que está más o menos acorde con las leyes de transformación de los fenómenos? Obviamente todo lo que tenemos como representación no es la realidad. Tenemos acceso a una pequeña parte de la realidad y damos a lo que concebimos el estatus de realidad absoluta. Entonces todo lo que vivimos a partir de estas imágenes mentales, todo lo que vivimos puede ser vivido de otra manera si realmente nos ubicamos en lo que es y no solamente en lo que inventamos. Eso es la Vía, eso es la práctica de la Vía, volver a lo que es originalmente y desde ahí… vivir. Se hizo la pregunta siguiente a Nieou Teou: si uno no tiene la noción de cuerpo ¿cómo puede caminar, actuar? la respuesta fue: basta caminar y actuar. El concepto de cuerpo no es absolutamente indispensable para caminar, y así en todo. Si no tienen plata mañana.. pues sí, eso va a tener consecuencias, pero puede ser vivido de una manera totalmente diferente y eso es lo a qué se invita. Entonces entiendan que para vivir la Vía, es decir, la realidad, tenemos que abandonar la representación que tenemos del mundo y de los fenómenos, dejarla y volver a ser lo que siempre fuimos pero que desapareció tras este mundo de imágenes mentales. La Vía, el Zen, no son nada misteriosos, no son nada irracional. Al contrario, es cuestionar de verdad lo que consideramos como evidencias porque las evidencias nos engañan. Lo que pasa es que la conciencia del yo produce el temor a considerar la posibilidad de soltar este mundo que percibimos, de soltar todos estos criterios exteriores, estos valores, estas esperanzas de felicidad personal. La conciencia del yo dice: ¿pero qué me va a pasar si me voy por allá? Pues la conciencia del yo no puede considerar que el yo pueda no estar.
No hay realmente nada que cambiar, solamente ubicar todo en su verdadera realidad. Uno puede pensar: pero si no hay nada que cambiar ¿por qué es tan difícil? Sí, así es. Apagar la mente es difícil. Afirmar su yo es fácil, es el condicionamiento del ser humano, un condicionamiento genético. Negarlo es muy difícil. Tener intenciones es fácil, es lo que hacemos todo el tiempo. No tenerlas, no tener ninguna es muy difícil. La práctica de zazen permite sentir que no paramos de elaborar algo, que no paramos de tensionar nuestro cuerpo para producir esta representación del mundo, con la separación entre lo que llamamos los objetos y nosotros mismos. Esta separación ¿es real o la creamos? ¿Quieren contestar a esta pregunta en su vida o quieren ignorarla?

 

Quand on vous invite à laisser le monde phénoménal, le monde des sens, la réaction naturelle est de se dire : « bon, mais tout ceci est bien réel, tout ceci je le touche, le sens, le vois. Quand j’ai mal, c’est du réel. Si je n’ai pas d’argent demain, je vais avoir des problèmes, tout ceci c’est du vrai». Pourquoi les maîtres chinois ont-ils affirmé, au dire des traductions dont nous disposons, que tout ce monde que nous voyons et sentons est vide, dénué de réalité ? Je ne crois pas qu’ils aient nié la réalité du monde des phénomènes. Ce qui est nié c’est la représentation que l’on s’en fait, dans notre mental. Oui, il y a quelque chose, nous n’avons d’ailleurs accès qu’à ça à travers nos sens. Mais comment faire la part entre les élaborations du mental et la réalité à l’état brut, la réalité originelle ? C’est ce que nous devons découvrir pour nous situer dans la réalité comme telle. Oui, la réalité comme telle, et non pas la représentation que l’on s’en fait dans notre mental ! Voici ce que nous avons à découvrir, ce à quoi nous devons retourner pour ne pas avoir une vie « frelatée», une vie faite de songes. Que sont tous ces mouvements qui vous habitent ? Ce désir de pouvoir, ce désir de reconnaissance, ce désir d’argent qui donne du pouvoir. Qu’est ce concept de corps, de mental, est-ce que cela est réel ou non ? Ou est-ce seulement un système conceptuel plus ou moins en concordance avec les lois de transformation des phénomènes ? Il est évident que la représentation n’est pas réelle. Nous n’avons accès qu’à une petite portion de la réalité, et pourtant nous attribuons à nos concepts le statut de réalité absolue. Tout ce que nous vivons à partir de ces images mentales, vraiment tout, nous pouvons le vivre différemment si nous savons nous situer dans ce qui est et non pas seulement dans ce que nous inventons. Cela est la Voie, la pratique de la Voie, revenir à ce qui est originellement et à partir de là…vivre. On a demandé à Nieou Teou : Si on n’a pas de notion de corps, comment peut-on marcher ou agir ? Réponse : il suffit de marcher ou d’agir. Le concept de corps n’est absolument pas indispensable pour marcher, et il en va de même pour tout. Si demain vous n’avez pas d’argent, eh bien oui ça aura des conséquences, mais on peut le vivre de manière différente et c’est ce à quoi vous êtes invités. Comprenez que pour vivre la Voie, c’est-à-dire la réalité, vous devez abandonner la représentation que vous vous faites du monde et des phénomènes, et retourner à ce que vous avez toujours été, mais que vous avez perdu derrière le voile des images mentales. La Voie, le Zen, n’ont rien de mystérieux, rien d´irrationnel. Bien au contraire, c’est questionner pour de vrai ce que nous considérons comme des évidences, et qui nous mystifie. Le hic, c´est que la conscience du moi produit la peur pour peu qu’on envisage la possibilité de lâcher prise, d’abandonner le monde de nos perceptions et tous ces critères extérieurs, ces valeurs, ces espoirs de félicité personnelle. La conscience du moi dit : Mais que va-t-il en être de moi si je prends ce chemin ? La conscience du moi ne peut envisager le non être du moi.
Il n’y a réellement rien à changer, seulement ramener les choses à leur véritable réalité. On peut penser que s’il n’y a rien à changer, pourquoi est-ce si difficile ? Oui, c’est ainsi. Éteindre le mental est difficile. Affirmer son moi est facile, c’est le conditionnement de l’être humain, un conditionnement génétique. Le renier est très difficile. Avoir des intentions est facile, c’est notre ordinaire. Ne pas en avoir est très difficile. La pratique de zazen nous permet de sentir que nous n’arrêtons pas d’élaborer quelque chose, que nous n’arrêtons pas de mettre notre corps sous tension pour produire notre représentation du monde, en y incluant la séparation entre les objets et nous-mêmes. Cette séparation, est-elle réelle ou montée de toutes pièces ? Voulez-vous pouvoir répondre à cette question ou préférez-vous vivre en l´ignorant ?.

 

Translation in progress. The name of translated kusens ends with "e.htm".