Fundación para vivir el Zen
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Enseñanza Zen kusen en el Templo La Tierra
2007/06/23

(Español - Français -English)

 

La Vía concierne al ser, no concierne a la actividad de los fenómenos, toca al ser fundamental, original, genuino. Pero el yo no puede entender qué significa “ser” y casi la totalidad de los practicantes ubican la Vía en los fenómenos, en el hacer, en la actividad. ¿Qué se puede preguntar el yo con respecto al ser? Nada, no entiende de qué se trata. Si pudiera entender, la Vía sería mucho más fácil. Lo que el yo se pregunta es ¿cómo ser? Es decir qué tipo de comportamiento debe tener, qué tipo de reacción debe tener, cómo comportarse en las circunstancias, en el mundo y eso permite obviamente todas las payasadas, todas las imitaciones, todas las mentiras. ¿Realmente pueden parar toda actividad y solamente ser? Pregúntenselo ahora en su cuerpo y en su mente, o en lo que se llama así habitualmente. ¿Pueden impedir alguna toma de conciencia, alguna mirada interior? ¿Pueden impedir que su mente coja un objeto, aún si el objeto es ustedes mismos, o su estado o su mente? Entonces, si no lo pueden impedir, es que permanecen en la actividad, en las producciones, pero no se ubican en el ser. Así el yo ubica la Vía en el mundo fenomenal, provisional, temporal. Quiere la Vía para arreglar su vida en el mundo, no está dispuesto a borrar todo, a dejar toda la actividad para coincidir con el ser sin nada más, sin añadir nada. Obviamente esta coincidencia significa o implica no continuar en el mundo de las formas, en el mundo de los fenómenos, no continuar con el yo mismo. Si entienden eso, pueden entender muchas enseñanzas de la tradición. Por ejemplo, otra vez lo de la familia. Dos personas vinieron a preguntarme sobre el abandono de la familia de parte del monje. Bueno, una persona a cuestionarme y la otra a preguntarme. Es que si ubican la vida en el ser deben entender que hay que dejar toda posibilidad de traba en el mundo. Antes, la situación era clara. Si uno quería volverse monje, se iba para un templo o para un monasterio y dejaba físicamente, y es posible que interiormente, la familia, se separaba de la familia. La distancia espacial manifestaba la separación. Ahora, la comunicación se ha desarrollado y la separación física no impide la comunicación —algún día, voy a pedir que dejen sus celulares cuando entren en este lugar–. Pero el problema no es tanto el comportamiento, es la disponibilidad interior para dejar el mundo de las formas. En eso está obviamente la familia, los afectos, las relaciones de pareja, de amistad. Entiendan por favor este pedido de dejar la familia de una manera amplia, no me importa que vivan en familia o de otra manera. Ese no es el problema. El problema es lo que pasa en ustedes mismos. Si tienen un lazo que los retiene al vivir desde el mundo, de cualquier tipo que sea, están impedidos de volver al solo ser. Si permanecen libres en las circunstancias del mundo, no hay problema. Si no lo son, aún que sea en un solo punto del mundo de las formas y de los fenómenos, están definitivamente trabados, aún si es una cosa de “bien”. “Aún si su vida es perfecta eso no tiene nada que ver con la Vía”, palabras del maestro Kodo Sawaki. La naturaleza de Buda se encuentra en el demonio —o en lo que llamamos demonio— como en lo que llamamos Buda.

 

La Voie concerne l'être, elle ne concerne pas l'activité des phénomènes, elle touche l'être fondamental, originel, véritable. Mais le moi ne peut pas comprendre ce que signifie «être» et la quasi totalité des pratiquants situent la Voie dans les phénomènes, dans le faire, dans l'activité. Que peut se demander le moi au sujet de l'être? Rien, il ne comprend pas de quoi il retourne. S'il pouvait comprendre, la Voie serait beaucoup plus facile. Ce que le moi se demande c'est: comment être? C'est-à-dire quel type de comportement il doit avoir, quelle type de réaction il doit avoir, comment se comporter selon les circonstances et dans le monde, et il est évident que cela permet toutes les pitreries, toutes les imitations, tous les mensonges. Pouvez-vous réellement cesser toute activité et seulement être? Posez vous la question maintenant dans votre corps et dans votre esprit ou dans ce qui s'appelle habituellement ainsi. Pouvez-vous empêcher quelque prise de conscience, quelque regard intérieur? Pouvez-vous empêcher que votre esprit saisisse un objet, même si cet objet est vous-même, votre état ou votre esprit? Alors si vous ne pouvez l'empêcher c'est que vous demeurez dans l'activité, dans les productions mais vous ne vous situez pas dans l'être. Ainsi le moi situe la Voie dans le monde phénoménal, provisoire, temporel. Il veut la Voie pour arranger sa vie dans le monde, il n'est pas disposé à tout effacer, à abandonner toute l'activité pour coïncider avec l'être sans rien d'autre, sans rien ajouter. De toute évidence cette coïncidence signifie ou implique de ne pas continuer dans le monde des formes, dans le monde des phénomènes, de ne pas continuer avec le moi lui-même. Si vous comprenez ça vous pouvez comprendre beaucoup d'enseignements de la tradition. Par exemple, une fois de plus ce qui est dit au sujet de la famille. Deux personnes sont venues me questionner au sujet de l'abandon de la famille de la part du moine. Bon, une personne m'a questionnée et l'autre m'a interrogée. Si vous situez la vie dans l'être vous devez comprendre qu'il faut laisser toute entrave dans le monde. Avant, la situation était claire. Si quelqu'un voulait devenir moine il se rendait dans un temple ou dans un monastère et il laissait physiquement, et peut-être intérieurement aussi, la famille, il se séparait de la famille. La distance spatiale manifestait la séparation. Aujourd'hui, la communication s'est développée et la séparation physique n'empêche plus la communication –un jour je vais vous demander de laisser vos portables quand vous entrez dans ce lieu. Mais le problème n'est pas tant le comportement sinon la disponibilité intérieure pour abandonner le monde des formes. En cela se trouvent évidemment la famille, les sentiments, les relations de couple, d'amitié. Comprenez s'il vous plait ce voeu d'abandonner la famille d'une façon large, peu m'importe que vous viviez en famille ou d'une autre manière. Ce n'est pas la problème. Le problème c'est ce qui se passe en vous-même. Si un seul lien vous retient dans le monde, quel qu'il soit, vous êtes empêchés de revenir au seul être. Si vous demeurez libres au milieu des circonstances du monde, il n'y a pas de problème. Si vous ne l'êtes pas, même s'il s'agit d'un seul point du monde des formes et des phénomènes, vous êtes définitivement lies, même s'il s'agit d'une chose «bien». «Même si votre vie est parfaite cela n'a rien à voir avec la Voie», paroles de Maître Kodo Sawaki. La Nature de Bouddha se trouve aussi bien dans le demon, ou dans ce que nous appelons ainsi, que dans ce que nous appelons Bouddha.

 

Translation in progress. The name of translated kusens ends with "e.htm".