Fundación para vivir el Zen
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Enseñanza Zen kusen en el Templo La Tierra
2007/10/13

(Español - Français -English)

 

“Dejen todo ir”. Es una enseñanza que varios maestros en la tradición han repetido. Dejen todo ir, no agarren nada, no retengan nada. Descansen. Dejen todo ir de sus producciones mentales, es decir, del mundo sensible conocido. No creemos durante mucho tiempo que la solución es ésta: dejar todo ir, parar. Creemos que sin nuestra actividad nada bueno puede ocurrir, que nada va a cambiar. Porque queremos cambiar algo precisamente en este campo del mundo de la actividad mental, no entendemos cuál es la propuesta de encontrar el ser fuera de todo eso. Digo “fuera” a falta de palabras adecuadas, pero considérenlo como algo que se encuentra por fuera de la actividad mental; cuando lo realicen, todo se pondrá en su lugar. Pero no intenten realizarlo en la misma actividad.
La dificultad mayor es dejar este mundo, abandonarlo, realmente vivir que no hay nadie en eso. Si ven que están tratando de realizarlo con la mente, de ver lo qué pasa, de evaluar si han dejado todo ir o no, están todavía en lo mismo, no ha cambiado nada. No escuchen las inquietudes de la conciencia personal que dice: “Pero si yo dejo todo ir ¿qué va a pasar?”. No escuchen las preocupaciones por el futuro, no tienen que preocuparse. ¿Quieren vivir la realidad o no? ¿Quieren vivir la realidad tal como es o quieren seguir en lo que pinta la mente? Tienen que aclarar este punto, tenerlo bien claro y cuidarse de las trampas de la conciencia personal que, en los pensamientos, afirma que sí quiere el cambio, pero en la actitud lo niega y se aferra a cosas del mundo. Recuerden las palabras de Matsu, este gran maestro chino: “Si permanece un solo movimiento de la mente relacionado con el triple mundo, todavía no han cortado la raíz de la trasmigración”. Deben llegar a sentir desde su postura de zazen, en la práctica de zazen, que si queda una sola cosa que los hace que sean del triple mundo de las formas, del sin formas y de los deseos, si queda una sola cosa que los hace ser de este triple mundo, no pueden tener libertad, ni en la respiración, ni en el cuerpo, ni en la mente. Nada de eso funciona libremente. No olviden que aún el deseo de llegar al despertar, el deseo de no ser del triple mundo, hacen que uno permanezca amarrado a este triple mundo.
No sean complacientes con ustedes mismos postergando la necesidad de dejar todo, incluyendo los sueños de ser bueno. Postergar el abandono de toda esta manera de vivir, es escapar. Querer permanecer en lo bueno o lograr lo que les parece bueno, es escapar.

 

« Laissez tout aller ». C’est un enseignement que plusieurs maîtres de la tradition ont répété.
Laissez tout aller, ne vous accrochez à rien, ne retenez rien. Reposez-vous. Laissez tout aller, de vos productions mentales, du monde sensible connu. Nous ne croyons pas, pendant beaucoup de temps que la solution est celle-ci : tout abandonner, arrêter. Nous croyons que sans notre activité rien de bon ne peut arriver, que rien ne va changer. Car nous voulons changer quelque chose précisément dans ce domaine du monde de l’activité mentale, nous ne comprenons pas la proposition de chercher l’être en dehors de tout cela. Je dis « en dehors » par manque de mots adéquats, mais considérez le comme quelque chose qui se trouve en dehors de l’activité mentale ; quand vous le réaliserez, tout se mettra en place. Mais n’essayez pas de le réaliser dans cette même activité.
La plus grande difficulté consiste à laisser ce monde, à l’abandonner, à vivre réellement qu’il n’y a personne dans tout cela. Si vous observez que vous êtes en train de le réaliser avec le mental, de voir ce qui se passe, d’évaluer si vous avez tout laissé, vous en êtes encore au même point, rien n’a changé. N’écoutez pas les inquiétudes de la conscience personnelle qui dit : « Mais si je laisse tout, que va-t-il se passer ? ». N’écoutez pas les préoccupations pour le futur, vous ne devez pas vous en préoccuper. Voulez-vous vivre ou pas la réalité ? Voulez-vous vivre la réalité telle qu’elle est ou préférez-vous continuer en ce qu’invente le mental ? Vous vous devez de clarifier ce point et faire attention aux pièges de la conscience personnelle, qui affirme dans les pensées qu’elle veut le changement, mais le nie dans les actes et s’accroche aux choses du monde. Souvenez vous des mots de Matsu, ce grand Maître chinois : « S’il reste un seul mouvement dans le mental qui soit en rapport avec le triple monde, alors vous n’avez pas encore tranché la racine de la transmigration ». Vous devez arriver à sentir depuis votre posture de zazen, dans la pratique de zazen, que s’il y a encore une chose qui fait que vous soyez de ce triple monde des formes, sans formes et des désirs, si il ne reste qu’une seule chose qui vous fait appartenir à ce triple monde, vous ne pouvez pas être libres, ni dans la respiration, ni dans le corps, ni dans le mental. Rien de tout cela ne fonctionne librement. N’oubliez pas que même le désir d’arriver à l’éveil, le désir de ne plus appartenir à ce triple monde, font que vous restez amarrés à ce triple monde.
Ne montrez pas de complaisance envers vous-mêmes en remettant à plus tard le besoin de tout laisser, y compris les rêves d’être bon. Remettre à plus tard l’abandon de toute cette façon de vivre, c’est s’échapper. Vouloir rester dans le bon ou obtenir ce qui vous paraît bon, c’est s’échapper.

 

Translation in progress. The name of translated kusens ends with "e.htm".